dimanche 14 novembre 2010

Gigot d'agneau à la normande

Pour 4 personnes :

- un gigot d'agneau d'1kg environ, si possible sans os,
- 60g de beurre,
- 2 verres de cidre, brut de préférence,
- 1 verre de calvados,
- un petit pot de crème fraîche,
- sel et poivre.


Préchauffez le four à 250°C. Pendant que la température monte, frottez le gigot de sel et de poivre. Tartinez-le de beurre. Déposez le dans un plat allant au four.

Lorsque la température est atteinte, mettez le gigot au four. Laissez cuire environ 20 minutes, retournez-le, baissez la température à 200°C, puis continuez la cuisson pendant environ 25 à 40 minutes, suivant que vous le préférez saignant, rosé ou à point. Ces indications sont valables pour mon four, adaptez-les en fonction du vôtre.

Lorsque votre cuisson préférée est atteinte, sortez le gigot et laissez-le reposer sous un papier d'aluminium. Pendant ce temps, récupérez dans une casserole les sucs de cuisson. Ajoutez le cidre et le calvados, faites bouillonner pendant cinq minutes, puis ajoutez la crème fraîche.

Découpez le gigot, servez-le nappé de sauce normande, accompagné par exemple de flageolets ou de haricots blancs.

jeudi 10 juin 2010

Comprendre l'ennemi.

Comprendre l’ennemi.

L’ennemi extérieur

C'est l’histoire d’une jeune fille qui décida de monter jusqu’au sommet d’une montagne pour rendre visite à sa grand-mère. Il pleuvait des cordes, un vent froid soufflait, le tonnerre éclatait à chaque seconde.
Alors qu’elle était presque arrivée à destination, elle sentit quelque chose effleurer ses pieds. Baissant les yeux, elle vit que c’était un serpent.
« Je suis en train de mourir, dit le serpent. Il fait très froid, il n’y a rien à manger sur cette montagne, je t’en prie, protège-moi ! Mets-moi sous ton manteau, sauve mon âme, et je serai ton meilleur ami. »
Malgré la tempête, la petite s’arrêta et commença à réfléchir. Elle regarda la peau dorée et verte du serpent, et elle se dit qu’elle n’avait jamais rien vu d’aussi beau. Elle pensa qu’elle rendrait jalouses ses camarades de classe quand elle arriverait avec un serpent qui la défendrait contre tout. Enfin elle dit :
« C’est bien. Je vais te sauver, parce que tous les êtres vivants méritent de la tendresse. »
Le serpent devint l’ami de la petite, lui servit à effrayer les personnes agressives au collège, lui tint compagnie les jours de solitude. Et puis un soir, alors qu’elle faisait ses devoirs à la maison, elle sentit une douleur aigue au pied droit. Baissant les yeux, elle vit que le serpent l’avait mordue.
« Tu es venimeux ! s’écria-t-elle. Je vais mourir aussitôt ! »
Le serpent ne dit rien.
« Comment as-tu pu me faire ça ? Je t’ai sauvé la vie !
– Ce jour-là, quand tu t’es baissée pour me sauver, tu savais que j’étais un serpent, non ? »
Et, lentement, il sortit en rampant.

L’ennemi intérieur

Un berger vit un homme assis au bord d’une route, apparemment dans une complète désolation.
« Qu’est-ce qui vous préoccupe ? s’enquit-il.
– Mon frère, il n’y a rien d’intéressant dans ma vie. J’ai assez d’argent pour ne pas avoir besoin de travailler, et je voyageais pour voir s’il y avait quelque curiosité dans le monde. Mais tous les gens que j’ai rencontrés n’ont rien de nouveau à me dire, et ils ne parviennent qu’à accroître mon ennui.
« Enfin, je peux affirmer sans crainte que, malgré tout ce que j’ai fait, je n’ai pas trouvé la paix que je cherchais. Je suis devenu mon pire ennemi. »
Immédiatement, le berger s’empara de la valise de l’homme et se mit à courir sur la route. Comme il connaissait la région, il réussit rapidement à mettre une distance entre eux, prenant des raccourcis dans les champs et les collines.
Quand la distance entre eux fut suffisante, il replaça la valise au milieu de la route par où le voyageur allait passer, et il se cacha derrière un rocher. Une demi-heure plus tard, l’homme apparut, se sentant plus misérable que jamais, à cause du voleur qu’il avait rencontré.
Dès qu’il vit la valise, il se précipita dessus et l’ouvrit, essoufflé. Voyant que son contenu était intact, il leva les yeux vers le ciel, tout joyeux, et remercia le Seigneur d’être en vie.
« Certaines personnes comprennent le goût du bonheur seulement quand elles peuvent le perdre », pensa le berger en regardant la scène"

samedi 27 février 2010

Poule au blanc

Ingrédients :

1 Poule (2kgs env)
8 pommes de terre
4 carottes
4 poireaux
3 navets
4 jaunes d’oeuf
2 oignons
2 cubes de bouillon de poule
150 gr de crème fraîche
Une cuillère à soupe de farine
Un peu de cidre
Clous de girofle
Poivre
Sel
Persil
Laurier
Thym


Ustensiles :

1 cocotte ou 1 marmite (en fonte traditionnellement), un peu de fine ficelle à cuisine (blanche), une casserole.

Accompagnement :

Si les légumes ne suffisent pas, du riz pilaf (riz cuit dans une poêle avec des oignons coupés dans du bouillon)

Du cidre bien sûr !

Recette :

Lavez et épluchez tous vos légumes.
Salez et poivrez l’intérieur de la poule et disposez la dans la marmite de type cocotte.
Faites bouillir 1 litre d’eau dans laquelle vous aurez disposé les deux cubes de bouillon.


Arrosez la poule dans la cocotte avec le bouillon mais gardez en un fond de côté. Rajoutez de l'eau pour qu'elle remplisse la moitié au 3/4 quart de la marmite. Commencez à faire cuire à feu moyen


Ficelez les poireaux entre eux, avec le laurier, le thym et le persil pour en faire une botte.
Placez les dans la cocotte.
Piquez les oignons avec un ou deux clous de girofles puis ajoutez les dans la cocotte ou la marmite à leur tour.
Couvrez la cocotte et faites cuire à feu moyen jusqu’à ébullition (environ 20 à 30 minutes)

Pendant ce temps, coupez vos carottes, vos navets et vos pommes de terre. Puis, rajoutez les dans la cocotte. Puis faites cuire une bonne heure à une bonne heure et demie.

Quand c’est cuit, découpez votre poule et déposez les morceaux dans un plat avec les légumes.


Ensuite faites fondre le beurre et ajoutez y la farine, remuez alors frénétiquement sans vous arrêtez pendant 1 à 2 minutes (pour obtenir un roux blond)

Ajoutez lui alors le fond du bouillon et une larme de cidre (ou de calva)

Faites le ensuite légèrement réduire en faisant attention qu’elle ne bout pas !

En dehors du feu, y incorporez en fouettant énergiquement, la crème fraîche et les jaunes d’œuf, rajoutez sel et poivre, puis remettez une à deux minutes sur le feu sans cessez de remuer.

Retirez du feu et versez la sauce directement sur la poule et les légumes dans le plat.

En règle générale, en Normandie, ça se sert traditionnellement et exclusivement le dimanche mais surtout le jour de Pâques ; dans un plat où les morceaux de poule sont recouverts de crème.

On peut aussi ajouter des champignons blancs et un filet de citron.


Bon, pour en avoir mangé, régulièrement les dimanches, toute mon enfance, j’adore … Maintenant, ça a le goût de la nostalgie des mets de la jeunesse.
Bref, pour ceux qui aiment la crème fraîche, ils vont adorer !

mercredi 23 décembre 2009

Noel


Une histoire de Noël

Une vieille légende bien connue dont l’origine est invérifiable raconte qu’une semaine avant Noël l’archange Michel demanda à ses anges d’aller visiter la Terre ; il désirait savoir si tout était prêt pour la célébration de la naissance de Jésus-Christ. Il les envoya deux par deux,toujours un vieil ange avec un plus jeune, de manière à sefaire une opinion plus complète de ce qui se passait dans la Chrétienté.

L’un de ces duos fut désigné pour le Brésil, et ils arrivèrent tard le soir. Comme ils n’avaient nulle part où dormir, ils demandèrent abri dans une des grandes demeuresque l’on peut voir dans certains endroits à Rio de Janeiro.Le maître de maison, un noble au bord de la faillite (ce qui, soit dit en passant, arrive à beaucoup de gens qui habitent cette ville), était un catholique fervent,et il reconnut tout de suite les envoyés du Ciel aux auréoles dorées qui surmontaient leur tête.

Mais il était très occupé,il préparait une grande fête pour célébrer Noël et il ne voulait pas défaire la décoration presque terminée : il les pria d’aller dormir dans la cave. Bien que les cartes de voeux soient toujoursillustrées d’une chute de neige, au Brésil la date tombe enplein été ; là où les anges furent envoyés, il faisait une chaleur terrible, et l’air, chargé d’humidité, était quasi irrespirable. Ils se couchèrent sur un sol dur, mais avant de commencer ses prières, le vieil ange remarqua une fente dans le mur.

Il se leva, la répara en se servant de ses pouvoirs divins, et retourna à sa prière nocturne. Ils passèrent unenuit d’enfer, tellement il faisait chaud. Ils dormirent très mal, mais ils devaient accomplir la mission que Dieu leur avait confiée. Le lendemain, ils parcoururent la grande ville – avec ses douze millions d’habitants, ses plages et ses montagnes, ses contrastes, ses beaux paysages et ses recoins horribles. Ils remplirent des rapports, et quand la nuit tomba de nouveau, ils entreprirent de se rendre dans l’intérieur du pays.

Mais,trompés par le décalage horaire, ils se trouvèrent de nouveau sans lieu où dormir.Ils frappèrent à la porte d’une humble maison, oùun couple vint les accueillir. Comme ils n’avaient pas accès aux gravures médiévales qui représentaient les messagers de Dieu, ils ne reconnurent pas les deux pèlerins – mais s’ils avaient besoin d’un abri, la maison était à eux. Ils préparèrent un dîner, présentèrent le petit nouveau-né et offrirent leur propre chambre, s’excusant parce qu’ils étaient pauvres, il faisait très chaud, mais ils n’avaient pas d’argent pour acheter un appareil d’air conditionné.Quand les pèlerins se réveillèrent le joursuivant, ils trouvèrent le couple en larmes. Leur seule possession, une vache qui donnait du lait, du fromage et de quoi nourrir la famille, avait été retrouvée morte dans le champ. Ils prirent congé des visiteurs, honteux de ne pouvoir préparer un petit déjeuner.

Tandis qu’ils marchaient sur la route de terre, le jeune ange manifesta sa révolte :« Je ne peux pas comprendre cette manière d’agir ! Le premier homme avait tout ce dont il avait besoin,et pourtant tu l’as aidé. Quant à ce pauvre couple qui nous a si bien reçus, tu n’as rien fait pour soulager sa souffrance !– Les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent, dit le vieil ange. Quand nous étions dans cette horrible cave, j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup d’or emmagasiné dans le mur de cette grande maison, laissé là par un ancien propriétaire. La fente laissait voir une partie du trésor, et j’ai décidé de le cacher de nouveau, parce que le maître de maison ne savait pas aider ceux qui en avaient besoin.« Hier, pendant que nous dormions dans le lit que le couple nous avait offert, j’ai noté qu’un troisième invité était arrivé : l’ange de la mort. Il était envoyé pour emmener l’enfant, mais comme je le connais depuis des années,je l’ai convaincu de prendre la vie de la vache à sa place.« Souviens-toi du jour que l’on se prépare à fêter.

Comme les gens accordent beaucoup de valeur à l’apparence, personne n’a voulu recevoir Marie. Mais les bergers l’ont accueillie, et pour cette raison, ils ont eu la grâce d’être les premiers à contempler le sourire du Sauveur du Monde. »

jeudi 12 novembre 2009

Lengronne


Mairie et école en 1924 et église en 1913




Histoire de la commune
Lengronne doit tirer son origine du scandinave Land Grôn, Lengronne, la Terre Verte (même origine que Langrune dans le Calvados et que Groënland).
La formation de la commune:
Lengronne était appelée autrefois Ingronia ou Lingronia.

La paroisse de Saint Nicolas, qui comprenait entre autres la petite bourgade de la Chapelle du Pont-Flambard a été rattachée à Lengronne en 1803. Son église, qui a appartenu tout d'abord au doyenné de Cérences, puis à la fin à l'abbaye de Hambye, est maintenant détruite.
La commune fusionne entre en 1803 avec Pont-Flambart.
Lengronne a accueilli les services de la préfecture de la Manche entre le 30 juin et le 28 juillet 1944.Détruite par les bombardements de Saint-Lô dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, la préfecture de la Manche s'est d'abord réfugiée à Baudre avant de se replier à Lengronne, dans un manoir isolé.À la mi-juillet, cinq bureaux sont ouverts : le cabinet, les réfugiés, la comptabilité, le service social et sanitaire et le bureau économique. Autour de Lengronne, la Trésorerie générale, les directions des PTT, du ravitaillement, des Ponts et chaussées et l'inspection académique. Pendant cette période, le nouveau préfet du département nommé par Vichy, Jacques Martin-Sané arrivé dans la Manche le 28 juin en remplacement d'Henri Faugère doit régler de multiples problèmes : le paiement des fonctionnaires, le déblaiement des villes bombardées et le maintien de l'ordre.Le 28 juillet à 6 h 30, apprenant l'approche américaine, le préfet réunit ses principaux collaborateurs et décide le transfert de la préfecture à Mortain. Dans la matinée, les fonctionnaires partent à pied. À 10 h 30, le préfet quitte Lengronne à motocyclette pour Saint-Pois, puis Le Teilleul où il tente de réorganiser la préfecture de la Manche.À 15 h 30, deux cents blindés américains passent à 200 mètres du manoir de Lengronne sur la route d'Hambye. Lengronne est libérée le 29 juillet 1944 grâce à l'intervention de la IIIe armée du général Patton.
Activité économique
Au XVIII° et au commencement du XIX° siècle, des habitants de Lengronne voyageaient en assez grand nombre, comme tamisiers dans le nord de la France et même en Belgique. R. Le Conte, dans son ouvrage sur Lengronne, que les archives de la mairie conservent des traces des passeports délivrés en 1821 soit pour Gisors, Douai, Valenciennes, Cambrai, Charleville ou Louvain.
Il précise que "le tissage des toiles de crin tend à disparaitre de la commune, sans y être encore, toutefois, abandonnée complètement.

Évolution démographique

1794 1052 habitants
1801 1024 h
1806 1110 h
1820 1032 h
1829 1030 h 1962 522 h
1833 995 h 1968 555 h
1840 1038 h 1975 512 h
1846 1020 h 1982 464 h
1851 1097 h
1876 905 h 1990 432 h
1886 823 h 1999 429 h

Naissances:

Gilles NICOLLE
Curé de Lengronne. Synopsis hereseon et heresiarcarum. Rouen 1700 ; Oratio omini, salutatio angelica et symbolum apostolorum versibus latinis et groecis digesti, Rouen, 1701
Juste François COLETTE ou
Gille COLETTE (1826-1899) Prêtre missionnaire.
15/3/1826 à Lengronne (Manche)- 4/8/1899 Papeete (Tahiti)
Prêtre, en religion père Gilles dit 'Toreto'. Il est arrivé à Tahiti en decembre 1854 en tant que prêtre - missionnaire, envoyé par la Congrégation des Sacrés-Coeurs de Jésus et de Marie, dite Picpus. Il dirigeait une école catholique à Mataiea (village à 45 km de Papeete où s'est installé 140 ans plus tard Gauguin).
Il participe à la création de la Mission (l'achat d'une vallée à Papeete, la construction de l'évêché puis de la cathédrale). Il fonde une école professionnelle - ateliers pour apprendre aux enfants les bases de vrais métiers (maçon, menuisier, charpentier...).
En 1866 il est nommé supérieur de Tahiti. Un an plus tard, il devient le premier curé de Papeete, seul prêtre reconnu par l'administration.
Il décède le 4 août 1889 et est inhumé au cimetière de l'Uranie à Papeete.
Au cours des dernières années de sa vie, son désaccord avec l'évêque animera la vie tahitienne de l'époque.
Une rue de Papeete porte toujours son nom.

Auguste Grandin (1907-1985), industriel, homme politique
Didier Anger (1939), homme politique .