mercredi 11 juin 2008

Conte


L’arbre qui voulait rester nu.

Il était une fois un arbre. Au beau milieu d’un verger, il était sorti de terre, petite pousse verte et fragile se confondant avec les herbes alentours. Curieux de tout, il regarda bien vite le monde qui l’entourait, les fleurs qui s’ouvraient le matin et se refermaient le soir, les oiseaux qui sifflaient en sautant de branche en branche, le paysan qui venait tôt le matin cueillir les fruits des arbres, les graminées qui ondulaient sous la caresse des vents...
Ah !, il le trouvait beau ce monde autour de lui, il avait envie lui aussi de participer à cette beauté, de trouver sa place dans cette harmonie.
Une année s’écoula et, ayant grandi, il était devenu un petit rameau portant quelques tiges. Il se rendit compte qu’il n’était pas un brin d’herbe comme il l’avait crû tout d’abord, mais un arbre et se mit à observer plus attentivement ses aînés.
Il les trouvait si grands, si beaux recouverts de leurs feuilles et de leurs fleurs ; il fût si émerveillé de voir toutes ces fleurs se transformer en fruits, il fût si attendri des soins attentifs que leur apportait le paysan, mais...
Mais, se regardant, il s’aperçut que son écorce ne ressemblait à aucune de celles qui les habillait, que ses branches n’avaient pas la même forme que les leurs. Alors, il eût peur, peur de n’être pas assez grand, peur de n’être pas assez beau, peur de ne pas porter assez de fruits, il eût peur que les autres, pommiers, poiriers, mirabelliers... n’acceptent pas sa différence et il décida de ne produire ni feuille, ni fleur, ni fruit.
C’est ainsi que les années passèrent, à chaque printemps, son tronc s’épaississait, s’allongeait, de nouvelles branches poussaient, mais... ni feuille, ni fleur, ni fruit.
Pour ne pas se trouver nu face aux autres, il s’était depuis son jeune âge laissé peu à peu recouvrir par un lierre grimpant, par des liserons et par des bouquets de gui : ne sachant à quoi il pourrait ressembler, il se couvrait d’une beauté qui n’était pas la sienne.
Le jardinier plus d’une fois projeta de le couper pour en faire du bois de chauffage, mais trop occupé par ailleurs, il remit chaque fois cette tâche à plus tard. Un matin pourtant il vint, armé d’une grande hache et commença par couper le lierre qui enserrait l’arbre. Du lierre, il y en avait tellement que cela lui prit toute la journée et qu’une fois de plus, il remit l’abattage à plus tard. Cette nuit là, un petit ver parasite piqua le liseron qui en mourut aussitôt et le lendemain, les oiseaux du ciel apercevant le gui vinrent le picorer.
Il ne restait plus de l’arbre au milieu du verger qu’un tronc et des branches : il ne restait plus que l’arbre au milieu du verger.
S’apercevant soudain de sa nudité et ne sachant par quel artifice la couvrir, il se décida enfin à laisser pousser tout au long de ses branches de belles petites feuilles d’un vert tendre, à laisser éclore au bout de chaque rameau de mignonnes petites fleurs blanches contrastant joliment avec le brun de la ramure et le vert du feuillage
Le paysan sur ces entrefaites revint avec sa hache et découvrant à la place du tronc inutile un magnifique cerisier, ne trouva plus aucune raison de le couper. Il le laissa donc, trop heureux du miracle qui s’était produit.
Depuis ce jour, l’arbre vit heureux au milieu du verger, il n’est pas comme les autres, ni plus beau, ni plus grand, mais tout aussi utile. Il a compris que ni la texture de l’écorce, ni le tracé des branches, ni la forme des feuilles, ni la couleur des fleurs n’ont d’importance : seuls importent les fruits qu’il porte et que nul autre que lui ne peut porter.
Aussi, tous les ans, à la belle saison, les enfants du paysan viennent avec une échelle et, s’éparpillant dans sa ramure, se gavent de ses fruits et le réjouissent par leurs rires.
N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car nul autre ne pourra les porter pour nous, mais chacun pourra s’en nourrir.

" N’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter.Car chaque fois que nous les refuserons, il manquera quelque-chose dans le monde ; n’ayons pas peur des fruits que nous pourrions porter, car chacun d’eux permettra de faire grandir la Vie et l’Amour que Dieu nous a donnés."

vendredi 16 mai 2008

Côtes de porc aux pommes sauce curry.

4 côtes de porc-4 pommes- 80gr de beurre- 1c à s d'huile- sel, poivre.
(Pour la sauce): 6 échalotes- 2c à s de vinaigre de cidre- 4c à s de cidre- 200 gr de beurre bien froid- 1 c à s de curry en poudre. sel.

Pelez et hachez finement les échalotes. Mettez-les dans une casserole avec le vinaigre et le cidre. Faites cuire en remuant jusqu'a consistance d'une purée. Passez au travers d'un chinois afin de récupérer une cuillère à soupe de liquide. Remettez sur le feu doux et ajoutez le beurre en lamelles en fouettant sans arrêt. Ajoutez le curry et salez, fouettez bien et réservez au chaud au bain marie. Pelez les pommes et coupez -les en quartiers. Retirez le coeur et les pépins.
Faites fondre 50 gr de beurre ds une poêle. Poser les quartiers de pommes et faites-les cuire à feu moyen 5 minutes de chaque coté. Faites chauffer le reste du beurre et l'huile dans une autre poêle.
Posez les côtes et faites-les cuire à feu vif. Salez et poivrez. Servez les côtes avec les pommes et la sauce accompagnées de tagliatelles.
Et d'un bon verre de cidre!!!

dimanche 13 avril 2008



Rocher perdu, surgissant d'un espace mouvant de sables et de flots, défi de l'homme sur les éléments et sur le temps, le Mont Saint Michel émerveille tous ceux qui le découvrent pour la première fois. Ils sont plus de trois millions à s'y rendre chaque année, ce qui en fait le site culturel le plus visité de France, après ceux de Paris. Un record qui sera certainement battu en 2008 à l'occasion des fêtes organisées pour son 13ème centenaire.

1300 ans !

C'est en 708 en effet qu'à la suite d'un songe, l'évêque d'Avranches fit édifier sur cet îlot rocheux le premier sanctuaire dédié à l'archange Saint Michel, entraînant la venue de nombreux pèlerins. Les routes qui menaient au Mont étaient appelées "les chemins du paradis"…Mais ce sont les moines bénédictins, installés en 966, qui en firent au Moyen Age l'un des plus importants pèlerinages de l'Occident. On leur doit la construction de l'abbaye romane, de l'église et de tous les bâtiments destinés au logement des moines, à l'accueil des pèlerins et aux services administratifs.
Lors de la Guerre de Cent Ans, ils firent également ériger les remparts qui permirent au Mont de résister pendant plus de trente ans au siège des Anglais et de devenir ainsi l'un des lieux symboliques de l'identité nationale.

La Révolution de 1789 faillit bien lui être fatale. Les moines durent quitter l'abbaye, qui fut alors transformée en prison et qui le resta jusqu'en 1853. Heureusement, en 1874, le Mont fut classé monument historique, et de grands travaux de restauration furent aussitôt engagés, pour lui rendre sa splendeur passée.

Un nouveau défi : barrage et pont-passerelle

Ces dernières années, toutefois, une nouvelle menace est apparue. Situé au fond d'une baie qui était autrefois balayée par les plus fortes marées du monde, le Mont était victime d'un phénomène d'ensablement. Depuis qu'une porte à flots avait été construite sur le Couesnon, en 1969, pour éviter les inondations des polders agricoles, les forces conjuguées de la mer et du Couesnon n'étaient plus assez puissantes pour chasser les sédiments qui s'accumulaient peu à peu dans la baie en formant des "herbus". A plus ou moins long terme, le Rocher de l'Archange risquait d'être abandonné par la mer et irrémédiablement conquis par les terres.

De grands travaux ont donc été entrepris en 2006, avec la participation financière des deux Régions (Basse-Normandie et Bretagne), de l'Etat et de l'Europe, pour libérer le Couesnon. La porte à flots sera bientôt remplacée par un barrage avec huit vannes qui s'ouvriront et se fermeront à volonté de manière à recréer le phénomène de chasse des sédiments, comme au temps où la mer s'avançait, disait-on, à la vitesse d'un cheval au galop…

Le flot des touristes

L'opération comporte un autre volet. Il s'agit là de maîtriser un autre flux, celui des touristes, dont le nombre est passé en 40 ans de 300.000 à 3 millions et dont les véhicules (un million par an) polluent le paysage, tout au long de la digue-route qui relie le Mont au continent. Pour ce faire, un parking de 4000 places sera créé sur les polders, à 2,5 km du Mont, et la vieille digue, peu esthétique, qui fait obstacle à la libre circulation des courants, sera remplacée par un pont-passerelle que les visiteurs emprunteront à bord de navettes.

La fin des travaux – qui coûteront, au total, 160 millions d'euros, le prix de 60 km d'autoroute environ – est prévue pour 2014. Mais le barrage commencera à fonctionner à 50 % de sa capacité dés 2009.

Le pape au Mont Saint Michel ?

En attendant, le Mont Saint Michel prépare activement les fêtes du 13ème centenaire, qui s'ouvriront le jeudi 1er mai par une messe solennelle présidée par le cardinal-archevêque de Paris. Le calendrier n'est pas encore définitivement fixé mais on sait qu'il y aura un pèlerinage à travers les grèves, un festival "Entre Ciel et Mer" en juillet. Le président de la République, qui avait entamé sa campagne électorale sur le Mont en janvier 2007, a invité le pape Benoît XVI à y faire étape en août, lors de son voyage en France, ce qui constituerait le moment fort de cet anniversaire. Mais pour l'instant, le Vatican réserve sa réponse.

L'omelette de la Mère Poulard
A signaler que le Mont Saint Michel fêtera un autre événement en 2008 : le 120ème anniversaire de la création de "La Mère Poulard", cette fameuse auberge ouverte en 1888 par Annette Poulard pour accueillir les pèlerins. Son omelette a acquis une réputation internationale et sur son livre d'or figurent des noms illustres : Hemingway, Trotsky, Théodore Roosevelt…
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" Le Couesnon a fait folie cy est le Mont en Normandie"("Le Couesnon dans sa folie mît le Mont en Normandie")Dicton breton
" l'abbaye escarpée, poussée là-bas, loin de terre, comme un manoir fantastique, stupéfiante commeun palais de rêve, invraisemblablement étrange et belle "Guy de Maupassant
Au Mont et alentours les heures du paysage sont toutes de belles heures. Le ciel agrandit les grèves, et les grèves paraissent agrandir le ciel."Emile Bauman
" Le Mont-Saint-Michel apparaît (...) comme une chose sublime, une pyramide merveilleuse."Victor Hugo, 1865

mardi 8 avril 2008

Tagliatelles à la normande.

1 camembert, 350 g de tagliatelles, 4 cui. à s. de crème fraîche, sel et poivre.
Mettez à cuire les tagliatelles . Pendant ce temps, enlevez la croûte du fromage puis coupez-le en morceaux. Faites-le fondre doucement dans une petite casseroleavec une cuill. à s. de crème fraîche. Remuez à la cuillère en bois puis poivrez. Egouttez les pâtes quand elles sont cuites.Versez -les dans un saladier. Ajoutez 3 cuil. à s. de crème fraîche puis le camembert fondu chaud. Mélangez et servez aussitôt . BON APPETIT !!!!!!!

jeudi 27 mars 2008


PANES AU CAMEMBERT

Couper un camembert en portions. Le tremper dans un oeuf battu avec du sel et du poivre, puis le passer dans la chapelure. Renouveler l'opération. Puis faire frire de tous les cotés dans de l'huile. Servir avec une salade.
C'est super bon et très rapide !!!!